Les jeunes vacanciers à l’assaut des chantiers dans les capitales camerounaises

Ils sont jeunes, ils ont les valeurs, ils sont intègres, ils ont la volonté de travailler pour un meilleur épanouissement. Pour la majorité d’entre eux, ils n’ont pas pu obtenir un stage de vacance dans les entreprises classiques. Ils parcourent les chantiers de construction dans les grandes villes du Cameroun pour rechercher les postes de travail de manœuvre. En solo ou en groupe, sac au dos avec à l’intérieur des bottes, la tenue du chantier et casque pour certains, les intempéries ne les font pas peur. 

Ils sont entre 14 et 30 ans, au milieu d’eux il y a les jeunes non scolarisés, les élèves, les étudiants, mais aussi les chômeurs. Chacun y va de son propre but, mais avec la même finalité gagner un peu d’argent. Ils travaillent de lundi à samedi et chaque samedi, ils perçoivent leurs salaires. Sur le terrain, l’information retourne que selon les chantiers dans les villes de Yaoundé et Douala les jeunes manœuvres gagnent entre 1500 FCFA et 3 000 FCFA la journée. Dans les autres villes, c’est moins. 

Avec le chômage qui fait rage et la conjoncture économique, particulièrement difficile, c’est à travers les chantiers que certains jeunes financent leurs études. On déplore néanmoins l’insécurité qui règne dans les chantiers. C’est chaque jour que ces jeunes, qui n’ont aucune formation préalable dans le domaine du bâtiment, risquent leurs vies. 

Spread the love

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *